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  • : L'Univers de Babette
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 16:39
          N'avez-vous jamais rêvé de pouvoir entrer dans une bulle de savon ? Juste puor voir quelle sensation procure le fait de tout survoler entouré d'une paroi transparente qui prend de magnifiques couleurs à la lumière. Etre au dessus de tout, inaccessible. Si cela ne vous a jamais traversé l'esprit, je vais vous y aider. Mais si vous avez déjà fait ce rêve ce sera plus facile de vous emmener avec moi, là où l'on voit tout sans être vu, là où l'air est pur, cet endroit d'où l'on ne veut pas partir.
          Fermez donc les yeux, l'écran noir strié d'étoiles multicolores de votre esprit apparait. Imaginez, pour commencer, une bulle, une quelconque bulle de savon. Vous voyez parfaitement ses reflets de toutes les couleurs : bleu, or, vert... Elle vous survole et, soudain vous vous rendez compte qu'une autre bulle passe, mais celle-ci vous est passée par dessous, alors vous regardez plus attentivement autour de vous et à votre grande surprise, vous êtes vous-même dans une belle bulle, pas une bulle prise au hasard, non, la plus belle bulle, la plus solide et vous savez maintenant qu'elle ne vous laissera pas tomber parce que c'est VOTRE BULLE. C'est alors que vous sentez une forte douceur vous envahir l'esprit, vous vous détendez, tout vous semble loin, insignifiant, il vous paraît que rien ne pourra désormais vous atteindre, vous êtes au dessus de tout. Vous êtes seul mais vous êtes bien, comme jamais vous ne l'avez été auparavant. Vous vous sentez plus que léger, libre, au-dessous de vous, vous pouvez apercevoir des gens, beaucoup de gens, ils courent en tout sens, crient, grognent, râlent. Ils sont au sol, vous êtes dans les aires, tout vous sépare du monde présent, maintenant. Vous riez, vous riez fort, vous qui êtes si heureux dans votre bulle, voyez donc tout les autres qui suppotent à présent tous vos soucis passés, on pourrait appeler cela un transfert de chaînes.
          Mais vous apercevez quelqu'un de votre connaissance, quelqu'un que vous aimez bien et il vous parait injuste que vous soyez en paix et pas votre ami. Vous vous couchez sur le fond de la bulle et y tapez, puis vous tentez, bien vainement, de l'appeler. Mais il ne vous répond pas ! Vous voit-il au moins ? Vous en doutez soudain. Mais vous vous éoignez, lentement mais trop vite encore pour que vous ayez le temps de l'interpeller réellement. Alors vous le regardez disparaître à l'horizon, un horizon de brouillard pour cette personne et le remords commence de vous ronger, vous auriez aimé que cette personne soit aussi bien que vous dans une bulle. Vous vous asseyez l'air penaud, il est bien loin à présent, et par votre faute vous savez que vous ne le reverrez plus jamais, oui, vous m'avez bien comprise, plus jamais. Il n'y a plus que des bulles autour de vous, mais elles sont tellement réjouissantes que vous oubliez bien vite, trop vite, votre ami. Honte à vous de l'avoir laissez sombrer dans le désordre et le chaos auquel vous avez échappé. Mais vous vous dites qu'il est bien naturel de penser un peu à vous, mais vous savez que la mort guette.
          Gardez les yeux bien clos, oubliez ce que vous venez de vivre, vous volez tojours dans cet espace cotonneux. Puis vous traversez de nouveau une ville, vous ne la connaissez pas, ou il vous semble ne pas la connaître. Non ! ça y est, j'y suis, vous ne la reconnaissez pas, elle est détruite, totalement détruite. Le brouillard qui la recouvrait alors commence de s'éffilocher et il vous apparaît un spectacle d'horreur. Les rues sont bien celles de votre enfance, les maisons, celles de vos amis, mais tout est jonché de cadavres ensanglantés et dans un état de putréfaction très avancé. Mais pour vous, chaque corps est reconnaissable, vous voyez vos parents, vos amis, votre patron, par la même occasion. Les corbeaux de votre vie, se sont rassemblés sur leur dépouille, et à votre passage, ils lèvent tous la tête, ils vous reconnaissent et leurs regards ne sont plus ceux d'animaux charognards, mais bien ceux des gens qu'ils dévorent. Tous ces regards accusateurs vous fixant comme s'il n'y avait plus que vous et ce décor macabre. Mais une grande question vous vient : qu'avez vous fait pour mériter ces regards méprisants ? Ces regards qui semblent seuls à savoir ce qu'ils vous reprochent. Vous, vous tournez la tête en tous sens, mais le décor est identique partout, du sang, la peur, la Mort.
Votre bulle n'avance pas aussi vite que la première fois, elle vole lentement pour que vous ayez bien le temps de contempler le désastre. Maisons et bureaux détruits, du sang et des cendres de toutes parts. Un air de souffrance, de longue souffrance arrive à vous, vous sentez cette odeur qu'ils ont dû tous sentir avant de mourir.
          Vous fermez les yeux vous ne voulez plus rien voir de tout cela, mais vous oubliez que vous avez déjà les yeux fermés, alors rien ne disparaît, tout reste devant vos yeux, la souffrance vous étreint. Non ! Vous ne devez pas ouvrir les yeux, pas maintenant, bientôt, mais pas encore. Vous voilà de retour dans votre belle bulle. Le brouillard est revenu pour recouvrir votre ville, votre erreur, mais vous avez mal au coeur, une profonde envie de vomir tord votre estomac, la sérénité qui vous avait alors tellement plu est déjà presque oubliée, elle vous paraît loin, car elle est loin. Alors vous regrettez toutes vos erreurs et c'est à ce moment là que vous découvrez que les regrets sont une conséquence inévitable de la vie, vous aimeriez ne jamais avoir pénétré cette bulle. A quoi vous a-t-elle fait échapper ? Quelle importance ! Vous souhaitez être mort, mais d'abord quitter cette bulle, l'air y devient irrespirable, et la solitude vous pèse sur les épaules comme autant de crimes affreux et hypocrites que vous avez commis. Après tout, la Mort était peut-être venue pour vous et pour se venger de na pas vous avoir trouvé, elle a éliminé tous ceux qui se trouvaient près d'elle.
         Alors une forte envie de crier vous monte à la groge, vous ouvrez la bouche, mais aucun son n'en sort. Vous vous apercevez alors que vous êtes dans l'incapacité totale de respirer, quelque chose vous en empêche. C'est horrible, insupportable, vous sentez votre visage qui enfle, vos yeux : ils semblent prêts à quitter leurs orbites. Vous portez, dans un dernier réflexe, vos mains tremblantes à votre cou. Maintenant, ouvrez les yeux ! Vous n'êtes plus dans la bulle aux reflets magiques, vous êtes allongé dans votre lit, exactement comme au moment où je vous ai interpellé mais la vision de votre chambre est trouble, incertaine, cependant, une forme sombre se dessine dans ce brouillard. Qui est-ce ? Comment a-t-elle put pénétrer dans votre chambre ? Autant de questions qui ne vous viennent pas à l'esprit, parce que vous n'avez pas le temps de donner vous-même les réponses. Vous montez vos mains difficilement sur votre visage ; il ne vous reste alors que quelques minces minutes ; il est gonfle et entouré d'une matière plastique, c'est une poche à congélation. Et vous, vous mourrez dans un dernier sursaut, vous mourrez bêtement de suffocation, parce que quelqu'un ne vous a pas pardonné une erreur qu'un jour vous avez commise. C'est stupide mais c'est ainsi. Il n'y a de justice que pour ceux qui la crée.
          Vous ne voyez, en percevez, ne ressentez plus rien. Mais, moi, je vois, je vois cette ombre qui vous a intriguée l'espace d'un court instant, cette ombre qui vous a volontairement donné la mort et cette ombre déploie de grands ailes noires aux reflets bleux. A présent, je sais, c'est un des corbeaux de votre sombre vie, une accumulation de fautes, d'erreurs, de coups bas. Mais vous n'avez pas écoutez la fin et je parle déjà dans le vide.....

FIN

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commentaires

Bananolue 05/08/2010 16:55



euh si je puis me permettre, je n'ai jamais eu de phase "noire" je suis comme ça et pis c'est tout non mais. recherche d'identité toi même d'abord



Aude Terrienne 25/01/2010 17:30


c'est très bien écrit à part quelques fautes de conjugaison (vous n'avez pas écouté) mais que cette vision est pessimiste!


Babette47 25/01/2010 19:18


Ce n'est pas moi qui ai écrit ce texte. C'est ma fille. Elle était jeune et peut-être dans sa phase noire (e recherche d'identé) à l'adolescence. Pour ce qui est de la conjugaison j'ai peut-être
tapé un peu vite.