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  • : L'Univers de Babette
  • L'Univers de Babette
  • : tout ce qui touche à l'énergie, le qi, la lecture, les sculptures, les peintures, le dessin, les travaux manuels...
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 22:49

Et voilà une nouvelle blogueuse. Ma fille vient de créer son blog. Si vous passez par ici allez le voir. Voici le lien

 

 


Le blog d'Ancilla

 

 

 

 

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 16:39
          N'avez-vous jamais rêvé de pouvoir entrer dans une bulle de savon ? Juste puor voir quelle sensation procure le fait de tout survoler entouré d'une paroi transparente qui prend de magnifiques couleurs à la lumière. Etre au dessus de tout, inaccessible. Si cela ne vous a jamais traversé l'esprit, je vais vous y aider. Mais si vous avez déjà fait ce rêve ce sera plus facile de vous emmener avec moi, là où l'on voit tout sans être vu, là où l'air est pur, cet endroit d'où l'on ne veut pas partir.
          Fermez donc les yeux, l'écran noir strié d'étoiles multicolores de votre esprit apparait. Imaginez, pour commencer, une bulle, une quelconque bulle de savon. Vous voyez parfaitement ses reflets de toutes les couleurs : bleu, or, vert... Elle vous survole et, soudain vous vous rendez compte qu'une autre bulle passe, mais celle-ci vous est passée par dessous, alors vous regardez plus attentivement autour de vous et à votre grande surprise, vous êtes vous-même dans une belle bulle, pas une bulle prise au hasard, non, la plus belle bulle, la plus solide et vous savez maintenant qu'elle ne vous laissera pas tomber parce que c'est VOTRE BULLE. C'est alors que vous sentez une forte douceur vous envahir l'esprit, vous vous détendez, tout vous semble loin, insignifiant, il vous paraît que rien ne pourra désormais vous atteindre, vous êtes au dessus de tout. Vous êtes seul mais vous êtes bien, comme jamais vous ne l'avez été auparavant. Vous vous sentez plus que léger, libre, au-dessous de vous, vous pouvez apercevoir des gens, beaucoup de gens, ils courent en tout sens, crient, grognent, râlent. Ils sont au sol, vous êtes dans les aires, tout vous sépare du monde présent, maintenant. Vous riez, vous riez fort, vous qui êtes si heureux dans votre bulle, voyez donc tout les autres qui suppotent à présent tous vos soucis passés, on pourrait appeler cela un transfert de chaînes.
          Mais vous apercevez quelqu'un de votre connaissance, quelqu'un que vous aimez bien et il vous parait injuste que vous soyez en paix et pas votre ami. Vous vous couchez sur le fond de la bulle et y tapez, puis vous tentez, bien vainement, de l'appeler. Mais il ne vous répond pas ! Vous voit-il au moins ? Vous en doutez soudain. Mais vous vous éoignez, lentement mais trop vite encore pour que vous ayez le temps de l'interpeller réellement. Alors vous le regardez disparaître à l'horizon, un horizon de brouillard pour cette personne et le remords commence de vous ronger, vous auriez aimé que cette personne soit aussi bien que vous dans une bulle. Vous vous asseyez l'air penaud, il est bien loin à présent, et par votre faute vous savez que vous ne le reverrez plus jamais, oui, vous m'avez bien comprise, plus jamais. Il n'y a plus que des bulles autour de vous, mais elles sont tellement réjouissantes que vous oubliez bien vite, trop vite, votre ami. Honte à vous de l'avoir laissez sombrer dans le désordre et le chaos auquel vous avez échappé. Mais vous vous dites qu'il est bien naturel de penser un peu à vous, mais vous savez que la mort guette.
          Gardez les yeux bien clos, oubliez ce que vous venez de vivre, vous volez tojours dans cet espace cotonneux. Puis vous traversez de nouveau une ville, vous ne la connaissez pas, ou il vous semble ne pas la connaître. Non ! ça y est, j'y suis, vous ne la reconnaissez pas, elle est détruite, totalement détruite. Le brouillard qui la recouvrait alors commence de s'éffilocher et il vous apparaît un spectacle d'horreur. Les rues sont bien celles de votre enfance, les maisons, celles de vos amis, mais tout est jonché de cadavres ensanglantés et dans un état de putréfaction très avancé. Mais pour vous, chaque corps est reconnaissable, vous voyez vos parents, vos amis, votre patron, par la même occasion. Les corbeaux de votre vie, se sont rassemblés sur leur dépouille, et à votre passage, ils lèvent tous la tête, ils vous reconnaissent et leurs regards ne sont plus ceux d'animaux charognards, mais bien ceux des gens qu'ils dévorent. Tous ces regards accusateurs vous fixant comme s'il n'y avait plus que vous et ce décor macabre. Mais une grande question vous vient : qu'avez vous fait pour mériter ces regards méprisants ? Ces regards qui semblent seuls à savoir ce qu'ils vous reprochent. Vous, vous tournez la tête en tous sens, mais le décor est identique partout, du sang, la peur, la Mort.
Votre bulle n'avance pas aussi vite que la première fois, elle vole lentement pour que vous ayez bien le temps de contempler le désastre. Maisons et bureaux détruits, du sang et des cendres de toutes parts. Un air de souffrance, de longue souffrance arrive à vous, vous sentez cette odeur qu'ils ont dû tous sentir avant de mourir.
          Vous fermez les yeux vous ne voulez plus rien voir de tout cela, mais vous oubliez que vous avez déjà les yeux fermés, alors rien ne disparaît, tout reste devant vos yeux, la souffrance vous étreint. Non ! Vous ne devez pas ouvrir les yeux, pas maintenant, bientôt, mais pas encore. Vous voilà de retour dans votre belle bulle. Le brouillard est revenu pour recouvrir votre ville, votre erreur, mais vous avez mal au coeur, une profonde envie de vomir tord votre estomac, la sérénité qui vous avait alors tellement plu est déjà presque oubliée, elle vous paraît loin, car elle est loin. Alors vous regrettez toutes vos erreurs et c'est à ce moment là que vous découvrez que les regrets sont une conséquence inévitable de la vie, vous aimeriez ne jamais avoir pénétré cette bulle. A quoi vous a-t-elle fait échapper ? Quelle importance ! Vous souhaitez être mort, mais d'abord quitter cette bulle, l'air y devient irrespirable, et la solitude vous pèse sur les épaules comme autant de crimes affreux et hypocrites que vous avez commis. Après tout, la Mort était peut-être venue pour vous et pour se venger de na pas vous avoir trouvé, elle a éliminé tous ceux qui se trouvaient près d'elle.
         Alors une forte envie de crier vous monte à la groge, vous ouvrez la bouche, mais aucun son n'en sort. Vous vous apercevez alors que vous êtes dans l'incapacité totale de respirer, quelque chose vous en empêche. C'est horrible, insupportable, vous sentez votre visage qui enfle, vos yeux : ils semblent prêts à quitter leurs orbites. Vous portez, dans un dernier réflexe, vos mains tremblantes à votre cou. Maintenant, ouvrez les yeux ! Vous n'êtes plus dans la bulle aux reflets magiques, vous êtes allongé dans votre lit, exactement comme au moment où je vous ai interpellé mais la vision de votre chambre est trouble, incertaine, cependant, une forme sombre se dessine dans ce brouillard. Qui est-ce ? Comment a-t-elle put pénétrer dans votre chambre ? Autant de questions qui ne vous viennent pas à l'esprit, parce que vous n'avez pas le temps de donner vous-même les réponses. Vous montez vos mains difficilement sur votre visage ; il ne vous reste alors que quelques minces minutes ; il est gonfle et entouré d'une matière plastique, c'est une poche à congélation. Et vous, vous mourrez dans un dernier sursaut, vous mourrez bêtement de suffocation, parce que quelqu'un ne vous a pas pardonné une erreur qu'un jour vous avez commise. C'est stupide mais c'est ainsi. Il n'y a de justice que pour ceux qui la crée.
          Vous ne voyez, en percevez, ne ressentez plus rien. Mais, moi, je vois, je vois cette ombre qui vous a intriguée l'espace d'un court instant, cette ombre qui vous a volontairement donné la mort et cette ombre déploie de grands ailes noires aux reflets bleux. A présent, je sais, c'est un des corbeaux de votre sombre vie, une accumulation de fautes, d'erreurs, de coups bas. Mais vous n'avez pas écoutez la fin et je parle déjà dans le vide.....

FIN
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 14:16
Lorsque Théo se réveilla il n'y avait personne dans sa chambre, il avait froid; juste à ce moment, Karl entra dans la pièce, comme s'il avait prévu son réveil. "Te voilà enfin réveillé. Je dois savoir comment tu t'ai fait toutes ces coupures pour pouvoir remplir ta fiche".
Il lui sourit pour le rassurer et s'assit sur la chaise à côté du lit. Théo se redressa en grimaçant.
- Je..., je ne me souviens pas du tout. Désolé.
Puis il tourna la tête vers la fenêtre.
- Je vois, mais tu dois comprendre que si je ne sais pas comment ça t'est arrivé il va y avoir un trou dans ton dossier médical.
- Et alors ?
- Je suis le médecin qui s'occupe de ta petite amie, Jessie.
Il baissa la tête, peut-être que le savoir le mettrait en confiance.
Il souleva un sourcil.
- Elle va bien, je peux la voir, il faut que je la vois.
Il commença de s'exciter, même s'il ne pouvait pas bien bouger.
- Reste calme, je t'amenerai la voir tout à l'heure. Tu tombe bien, il faudra que je te parle de quelque chose un peu hors du commun.
Il s'approcha comme s'il ne voulait pas qu'on l'entende.
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 19:23
Théo regarda d'un air terrifié le mec qui venait de l'accoster, il l'attrapa par le col de la chemise, il ouvrit la bouche pour lui demander s'il ne les voyait pas lui aussi, mais il réalisa que c'était inutile. Il le lâcha, le mec relâcha son souffle et Théo partit en trébuchant vers l'hôpital. Ce soir le passant irait dans un bar et pourrait raconter d'un air fier qu'il avait croisé un homme totalement timbré, aujourd'hui.
Pourtant il saignait, ça il ne l'avait pas rêvé, tout le monde le regardait, certaines personnes même se proposaient pour l'emmener à l'hôpital, mais à chaque fois il refusa : il fallait qu'il marche pour reprendre ses esprits. Il entra dans le bâtiment, de suite il s'écroula, il avait perdu beaucoup de sang. Une infirmière se précipita vers lui et le retourna, comme par hasard, Karl passa juste à ce moment là, l'infirmière l'interpella. "Il vient de s'écrouler, je crois bien qu'il a perdu beaucoup de sang."
Elle tremblait, elle n'avait pas à faire ce boulot, elle n'était que standardiste. Karl le comprit.
- Laissez, je vais m'en occuper, ça n'a pas l'air aussi grave que ça.
Il le souleva, elle le regarda faire. Un autre médecin passa dans le couloir.
- Apporte moi une civière, je l'amène en ranime et pense à m'envoyer quelqu'un pour le recoudre."
Il hocha la tête et partit encourant. Karl chercha le portefeuille du jeune homme qu'il tenait, il l'ouvrit le secoua et trouva la carte d'identité. En lisant le nom il se souvint où il l'avait vu : ici même, ce garçon était le petit ami de Jessie. La tête lui tourna soudain, il ne parvint pas à croire qu'il s'agissait d'une coïncidence, pas avec ce qu'il s'était passé au scanner. L'autre revint avec la civière, il l'amena dans une chambre de réanimation. Il s'assit à côté de lui et regarda sa montre, l'autre avait oublié de lui envoyer quelqu'un pour recoudre le gamin, il serra le poing et décida de le faire lui-meme.
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 13:05
- Je sais, aide-moi à la porter en dehors pour la ramener dans sa chambre, tu vérifieras le système plus tard."
Ils  soulevèrent Jessie, la posèrent sur une table roulane. Elle respirait fortement et difficilement. Darl eu la désagréable sensation d'être un savant fou qui faisait des expériences sur des cobayes humains. Ils la recouchèrent dans sa chambre, retranchèrent l'oscillogramme et la laissèrent se reposer. Karl la regarda puis décida de venir la voir toutes les demies heures.

Théo était finalement revenu à la voiture mais à contre coeur. La vieille solara toussait, il aurait juré qu'il n'était pas seul dans la voiture mais bien sûr c'était impossible, comment... Il se retourna brutalement, la voiture fit un écart vers le fossé, il récupéra le contrôle d'un grand coup de volant, derrière lui une voiture pila et klaxonna, elle le doubla de suite après, le chauffeur lui fit un bras d'honneur. Mais Théo était bien trop absorbé par ce qu'il voyait sur la banquette arrière pour réagir. Un autre jour il aurait riposté contre cette insulte mais là ça dépassait le possible.
Sur la banquette de petits diables rouges et fumants sautaient en riant et en brandissant leur minuscules fourches. Ils étient environ six, mais Théo ne pouvait pas bien les compter, ils n'arrêtaient pas de bouger. Il était totalement sidéré, et alors qu'il les observait il fut tiré de sa béatitude par quelque chose qui le piqua : il y en avait aussid evant et ils étaient en train de lui déchirer la cuisse, il ne s'en était même pas aperçut tant il était déboussolé. Déjà du sang lui coulait sur le jean, il tourna la tête dans tous les sens, il y en avait vraiment partout et ils riaient en montrant leur minuscules dents pointues. Ils lui sautèrent dessus, il y en avait de plus en plus, impossible de s'en débarasser ! Théo se secouait dans tous les sens mais ils restaient accrochés, il ne pouvait pas crier, rien, ils le tenaient, d'où pouvaient-ils bien sortir ? Un lui mordit l'oreille, le sang coula vite et il le lui lécha. Théo l'envoya voler et s'écraser contre la vitre arrière. Il fallait alors absolument qu'il sorte, il repoussa du pied trois diablotins qui se lançaient à l'assaut de sa cuisse déjà ensanglantée. Les sièges de la voiture étaient saccagés et ils faisaient un boucan pas possible. ça lui brûlait de partout mais il parvint à ouvrir la portière, en la refermant il coupa un diable rouge en deux, qui voulait le suivre, le buste tomba sur le trottoir en se tortillant. Il recula en titubant et il s'essuya le sang qui coulait encore de son oreille. Il jeta un dernier regard terrifié sur l'intérieur de la voiture : ils avaient tout ravagé et visiblement ne comptaient pas s'arrêter là. Les gens passaient à côté de la solara sans rien voir, un passant, s'arrêta, regarda dans la voiture puis tapa sur l'épaule de Théo. "Oh, ça va pas mon vieux !" Il ne les voit donc pas, il les voit pas du tout ! je suis fou je les voit moi !
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 14:59
- Pareil pour moi ! Sauf que je suis sûr que l'ordinateur fonctionne parfaitement, je l'ai vérifié juste avant votre utilisation.
Il tapa sur le clavier et une vue en trois dimensions apparue, il était clair que quelque chose venait de s'ouvrir dans son encéphale. Soudain l'écran devint noir.
- Merde ! Qu'est-ce qui se passe maintenant.
L'assistant haussa les épaules, il ne savait que dire ou faire. Puis un message s'inscrit à l'écran : "elle est à nous, on vous conseille d'arrêter vos recherches ici docteur".
- Qui s'amuse à se connecter sur notre moniteur. Allez, tapez une réponse.
L'assistant déboussolé tapa la première idée qui lui traversa l'esprit : "qui êtes-vous ?"
Immédiatement une réponse arriva : "des êtres que vous ne pouvez pas voir".
Et se fut tout, plus rien, l'écran redevint noir et l'unité centrale stoppa.
Jessie ne se calma pas pour autant, elle était animée de sursauts comme si d'un seul coup elle avait été prise d'une crise d'épilepsie. Karl et son assistant se précipitèrent vers elle, ils la détachèrent. Karl envoya le jeune chercher sa trousse de secours, il prit une seringue, la remplie d'un calmant et l'injecta à Jessie. En quelques secondes la petite se calma, Karl souffla et s'essuya le frond de la main, l'assistant se laissa glisser à terre ; visiblement il n'avait pas l'habitude d'une telle intervention. Ils se regardèrent, il sourit faiblement et secoua la tête. "Jamais je n'avais vu ça, jamais. Personne ne doit pouvoir avoir accès à l'ordinateur médical, si jamais ils avaient atteint le scanner, la petite y passait sans qu'on puisse rien y faire.
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 19:21
Il avait reprit la voiture de Jessie, il n'avait pas du tout envie de marcher. N'ayant rien avalé depuis hier soir, son estomac commençait à crier famine mais il savait pertinemment que s'il mangeait quelque chose, il le vomirait de suite après. C'est à cette pensée qu'il réalisa qu'une atmosphère lourde s'accrochait à cette voiture. Une impression écoeurante de sang et de chaire putréfiée lui retourna d'autant plus l'estomac. Un souffle chaud lui caressa la jambe en s'engouffrant dans son jean, une faible odeur de souffre commença à se répandre dans le véhicule. La peu lui monta alors à la tête ; sans savoir pourquoi, il se doutait que cela ne venait pas du moteur. Ne pouvant plus tenir tant il était mal à l'aise, il décida de se garer et marcher pour s'éloigner de cette voiture qui lui apparaissait de plus en plus comme déjà occupée. La séance de la salle de bain lui avait suffit pour aujourd'hui. Tant d'événements étranges en si peu de temps étaient trop pour son conscient. Il laissa donc la voiture sur le premier parking qu'il trouva et marcha droit devant lui.
Il réfléchit à tout ce qu'il venait de vivre, et en conclue que l'inscription de ce matin et la mauvaise impression dans la voiture n'étaient dues qu'à son imagination et à sa peur de perdre Jessie. D'ailleurs il mourait d'envie d'aller la voir et de lui parler, il avait besoin de la toucher, de la savoir vivante et en voix de rétablissement. Mais bien sûr il ne pouvait pas à cause de ce médecin qui l'avait décidé. En colère à cette pensée, il renversa une poubelle, les déchets s'aparpillèrent sur le trottoir d'une façon ridicule qui le fit grimacer, il n'avait franchement pas envie de rire. Que pouvait-il faire en ce moment ? Il se voyait obligé de se tourner les pouces et il ne supportait pas ça. C'était trop dur et trop injuste, il aurait tout donné pour revenir en arrière et pouvoir éviter ce terrible accident. Il ne pouvait s'enlever de l'esprit que Jessie n'allait pas rester en vie, que les médecins s'étaient trompés et qu'il allait la perdre ; il n'y avait rien à faire il ne pouvait s'empêcher de se le répéter en boucle et pourtant il ne le souhaitait pas. Il erra dans les rues pendant un temps indéterminé ne voyant personne autour de lui, plongé dans ses pensées.

Alors qu'il espérait que sa copine revienne à la réalité, elle était encore bien plongé dans ce monde irréel qui passait de l'Enfer au Paradis truqué. Ils essayaient de l'avoir par tous les moyens et elle se battait tant bien que mal pour rester dans le monde des vivants.
Le médecin, Karl, était retourné à l'hôpital pour faire la scanographie à Jessie. Il avait eu du mal à trouver une salle de libre mais il y était finalement parvenu.
Aidé d'un assistant il installa Jessie sur la banquette, l'attacha et lui injecta un liquide qui lui permettra de visualiser sur l'écran de l'ordinateur chaque partie de son cerveau. Une demie heure après l'injection, ils se placèrent derrière une baie vitrée et mirent en route le scanner. Ils virent la tête de la jeune fille disparaître dans l'appareil. De suite des images du cerveau apparurent à l'écran représentées par différentes couleurs. Ils ne remarquèrent rien qui pouvait indiquer le début d'une tumeur où d'autre chose. "Je ne comprend pas, il y a pourtant quelque chose qui cloche chez cette fille, mais quoi si ce n'est pas une tumeur.
Il tapa sur le rebord du bureau et se retourna, juste à ce moment...
- Docteur, regardez !
jessie avait recommençait de bouge et de transpirer, son coeur battait de plus en plus vite. Et sur l'écran, était apparut quelque chose de peu commun. En effet, une plaque noire venait de s'ouvrir dans le cerveau de Jessie, on aurait dit une porte. Quand elle fut totalement ouverte, elle illumina tout l'écran.
- C'est impossible ! Votre ordinateur déconne, ça ne ressemble à rien de ce que j'ai vu auparavant.
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 18:51
Théo s'était allongé sur son lit et réfléchissait, il avait envie de téléphoner à quelqu'un, ses parents, peut-être un ami. Il décrocha le combiné du téléphone et tapa le numéro de ses parents, il attendit cinq sonneries et raccrocha ; ils n'étaient pas là. Il regarda dans le vide et se mit à pleurer, il ne voulait pas la perdre. Il se regroupa sur lui même en position foetale et sanglota. Il finit par s'endormir, la peur au ventre.
Dans son rêve, il revoyait la scène où Jessie le tirait sur la chaussée. Joyeuse, belle. Et soudain la voiture arrive à toute allure, il sent la main de Jessie lui glisser entre les doigts, il veut la retenir mais ne peut pas. Cette terrible sensation d'impuissance face à la réalité. Il se retourne et la voit faiblement allongée sur le sol, il court et se débat dans le vide. Il l'a perdue à jamais, la mort l'a emportée.

Théo se réveilla en nage et en pleurs, il décida alors de prendre une nouvelle douche avant d'aller faire un tour pour se changer les idées. Il avait froid et chaud, il tremblait constamment. Il se leva et marcha au radar jusqu'à la salle de bain, il ouvrit la porte du placard à pharmacie pour se regarder dans la glace. Il fit un bond en arrière et un cri s'étrangla dans sa gorge. Il porta sa main à ses yeux et les ferma fort, persuadé qu'il venait d'avoir une mauvaise hallucination. Mais quand il les rouvrit, l'inscription était toujours sur le miroir, comme indélibile. Elle avait était marquée avec du sang visiblement et elle disait, "Elle est à nous maintenant, tu ne peux pas l'aider". Son coeur battait à tout rompre, il réalisa alors que quelq'un était rentrait chez lui pendant qu'il dormait et il ne s'en était même pas rendu compte. Il referma d'un geste lent et tremblant le placard et s'en éloigna, il ouvrit le robinet de la douche sans quitter des yeux la porte de la salle de bain, peut-être que la personne était encore ici. Il se déshabilla et passa sous la douche.

Le médecin ne s'était pas endormi de toute la nuit et avait guetté chaque changement chez Jessie mais rien ne s'était produit, il jugea donc qu'il pouvait rentrer chez lui ; il était neuf heures du matin. Il quitta la chambre et dans le couloir croisa l'infirmière : "Alors, comment va-t-elle ?
- ça peut aller, elle semble aller de mieux en mieux. Cependant je préférerais que vous passiez dans sa chambre toutes les heures et preniez son poul.
- BIen, comme vous voulez. Vous rentrez chez vous ?
- Oui, je suis épuisé."
Il se passa la main sur son visage et sa barbe naissante grésilla au passage. Il remonta ses lunettes et disparut à l'angle de sortie.

Alors qu'il roulait, une vision déchirée lui apparut : Jessie criait dans le noir. En quelques secondes cette vision disparut et il l'oublia. Il se gara dans l'allée de chez lui, trébucha en descendant de voiture et rentra. Sa femme le salua tendrement et elle l'invita à prendre un bon petit déjeuner.
"Alors ta nuit a été longue à veiller cette enfant.
- Oui, très, mais ce n'est rien. Le plus inquiétant est la façon dont elle se comporte, je veux dire que... elle est dans un léger coma où normalement elle devrait être calme ; mais elle, elle a des impulsions terrifiantes. J'en ai remarqué une cette nuit sur le cardiogramme, pendant prés de dix minutes ses battements de coeur sont montés jusqu'à 120 alors que normalement dans un coma ça ne dépasse pas 70-80.
- Elle a peut-être un problème au coeur du à son accident.
- Je ne crois pas, à son arrivée on lui a fait subir tous les examens et ils n'ont rien donnés pour le coeur.
Il avala difficilement sa bouchée et manqua de s'étouffer. Sa femme rit mais il garda son sérieux, elle comprit combien cette patiente l'inquiétait. Il reprit.
- Cependant j'ai ma petite idée, je vais lui refaire un encéphalogramme, un plus approfondi que le premier, peut-être qu'une tumeur se développe chez elle et qu'elle est passée inaperçue au début. Sinon, je ne vois pas ce qu'elle peut avoir..
elle lui prit la main et le regarda droit dans les yeux.
- Ici tu n'as pas à penser au travail, quand tu rentre chez toi tu dois te détendre. Je comprend parfaitement que ton boulot te tienne à coeur mais pense un peu à toi."
Il lui sourit en guise de réponse et lui fit signe de la tête qu'elle avait raison.
Ils finirent le petit-déjeuner sans plus rien dire. Il n'est plus capable que de parler boulot, ça a tant changé entre nous. Elle chassa vite cette pensée de son esprit, elle lui faisait un peu peur.
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 18:56
Ce fut le dernier mot du père pour ces deux jours. C'était un homme grand, costaux, aux cheveux épais et blancs et aux yeux marrons. Il tenait fortement la main tremblante de sa femme. Le médecin les regarda sortir et tourna les talons. Il passa jeter un dernier coup d'oeil à Jessie. Elle reposait sur le dos, une perfusion dans la veine du bras et deux tuyaux dans le nez pour lui permettre de respirer normalement.
Dehors le vent soufflait. Le père posa sa main sur l'épaule de Théo. "Tu peux garder sa voiture le temps qu'elle se remette.
- Merci"
La mère de Jessie était déjà montée dans la voiture et attendait que son mari démarre après une amicale poignée de main à Théo.
Celui-ci monta à son tour dans une voiture et vit les parents de son amie partir. Il fondit en larmes.
La chambre était noire et froide, elle le sentait bien mais ne pouvait absolument rien faire contre. Un appareil près d'elle émettait un continuel bip qui lui sembla correspondre aux battements de son coeur. Brutalement, les bips s'éloignèrent, le froid de la chambre n'avait plus d'emprise sur elle. Elle se trouvait toujours allongée mais elle pouvait parler et bouger. Elle fut surprise d'etre passée aussi nettement d'un endroit à un autre. Elle sentit très distinctement qu'elle n'était pas seule dans cet endroit, quelqu'un l'observait, elle en était certaine. Puis cette forte présence se dédoubla puis tripla et ainsi de suite. Des ombres commencèrent à apparaître une à une, de chaque coin de l'espace. Puis une lumière claire et violente éclata, elle ferma les yeux tant la lumière brulait ses rétines.
Et alors un magnifique paysage s'éclaira devant elle, tout était vert et frais, de grands arbres de toutes sortes montaient vers un ciel d'un bleu lagon comme elle n'en avait jamais vu. Il y faisait bon vivre, elle se leva avec précaution et fit deux pas vers ce paysage. Une personne sortit de l'ombre, c'était une femme grande et brune, d'une blancheur extrême. Jessie fut frappée par son air maladif, mais cette impression disparut dès qu'elle croisa ses yeux bleus, identiques au ciel. "Jessie, oh, Jessie. Nous t'attendons depuis longtemps tu sais, et enfin tu viens à nous. Regarde comme c'est beau chez nous, tu vas rester compris".
La voix de la femme dérailla vers un horrible sifflement. Jessie fit un pas en arrière, maintenant elle hésitait à aller vers elle, un fort instinct lui dit de retourner dans son lit, endroit où elle ne craignait rien ; mais tout était si beau et cette mudique qui résonnait dans son esprit était si envoûtante. COmment résister ! Tout allait si vite devant ses yeux, elle ne parvenait pa sà mettre chaque instants les uns derrière les autres.
  Un homme parut auprès de la blanche femme, le visage de cet homme sembla familier à Jessie, elle plissa les yeux pour mieux se concentrer sur ce personnage, ele le reconnut alors, la peu l'envahit, elle ne savait pas pourquoi mais le fait de voir ici l'homme qui l'avait renversée lui fit peur. Elle savait maintenant qu'il valait mieux qu'elle n'avance pas. La femme le comprit et soudain le sol se mit à trembler, de grandes failles s'ouvrirent et de là sortirent des êtres blafards, de grandes flammes jaillirent des failles, elles brûlèrent les arbres et l'herbe, le ciel se couvrit de nuages sombre. Il y fit vite chaud et l'air devint irrespirable. Jessie était paralysée et fascinée par e qui se produisait, elle comprit qu'elle était en Enfer. Peut-être qu'il allait apparaître devant elle et elle ne voulait pas voir ça, elle se secoua et courrut vers son lit, mais il s'éloignait de plus en plus, ils la tenaient.
Des voix sifflantes l'appelaient, lui disant qu'elle leur appartenait et que le maître la voulait.
Un bruit brutal la fit plonger dans une faille et elle se retrouva dans la chambre sombre et froide. Une puissante envie de rire l'envahit mais dans son monde elle ne pouvait rien faire. La lumière s'alluma, le bip de l'appareil près d'elle s'était considérablement accéléré. Quelqu'un se pencha sur elle et lui posa la main sur le front, elle voyait mais n'arrivat pas  à analyser la situation.
Le médecin la regarda un moment, son front se plissa et il remonta ses lunettes. Il passa sa main sur son crâne chauve sur le dessus. Il secoua la tête, il ne comprenait pas comment une patiente dans le coma pouvait soudainement passer d'un état calme à un état surexcité et que ses battements de coeur montent jusqu'à cent vingt. Il allait la veiller toute la nuit, après tout il n'était pas de garde.
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 18:53
Il ne pensait plus, il agissait par pur instinct : la curiosité, connaître enfin ceux qui le torturaient depuis des années. L'homme se leva et monta sur sa de salon, il posa un pied puis l'autre sur le bitume. De suite la porte se referma derrière lui sans bruit, mais il n'y porta pas attention. La femme lui parla sans bouger les lèvres. "Viens donc, c'est ta récompense, viens rejoindre ta famille. Ici, on est bien, il ne fait pas si chaud que les gens le disent tu sais." Puis une autre voix vint l'attirer. Celle-ci lui était familière, une voix si.... il pencha la tête sur le côté pour mieux l'entendre, et accéléra le pas quand il l'eut reconnue, c'était celle de sa femme. Ils l'avaient amenée avec eux dès la première rencontre. Ils disaient qu'ils allaient le récompenser et que ça n'irai pas loin, qu'ils ne savaient pas que c'était sa femme, puis ils avaient pris sa fille. Il allait enfin la revoir, enfin ! Une larme roula sur sa joue et lui aussi tandit les bras.
La femme baissa légèrement la tête, fit un pas ..é et glissa dans la faille, amenant sa femme avec elle. "Non !" L'homme cria, elle devait le prendre avec lui, c'était sa récompense pour toutes les âmes qu'il leur avait offertes, tous les risques qu'il avait pris, il méritait de revenir auprès de sa femme et de sa fille. Alors il courut jusqu'à l'ouverture et se pencha en pleurant c'est tout ce qui lui restait. Des mains toutes aussi blanches les unes que les autres surgirent et l'attrapèrent par le col, il put alors voir ce qu'était devenue sa femme et sa fille, il vit aussi l'enfer et il réalisa, mais trop tard, il tomba à la renverse et la faille se referma sur lui. Son cri résonna dans le noir mais pas dans son monde. Dans le salon, la bière posée sur la table basse disparue pour laisser place à un trou noir que la police découvrira plus tard en même temps que les corps de ses victimes cachés dans divers coin de son appartement.
Théo avait prévenu les parents de Jessie et ils s'étaient tous rendus à l'hôpital. Déjà de profondes cernes marquaient les vieux yeux de la mère à Jessie. L'inquiétude atteignait son paroxysme parmi ces trois personnes. Bientôt une heure que le médecin leur avait promis le premier diagnostic. Des gens passaient et repassaient dans le hall d'entrée clair, une pendule blanche accrochée au mur indiquait déjà deux heures du matin. L'hôpital était à la fois calme mais plein de bruit, des ombres inconnues passaient devant leur yeux mais seulement à chaque bruit de pas qu'il levaient la tête espérant qu'il s'agissait enfin du médecin, mais toujours rien. Théo se leva finalement et fit les cent pas dans le couloir, en marmonnant dans le vide. Il ne pouvait oublier ce terrible instant où elle lui a échappé. Il aurait du la retenir, elle n'aurait pas du lui échapper.
Un homme grand et dégarnit, s'approcha des parents de lJessie qui cette fois-ci ne réagirent pas. "Monsieur et Madame Lise ?
Ils levèrent brutalement la tête. Le père acquiesça de la tête.
- Votre fille est tirée d'affaire.
Il leur sourit et remonta ses lunettes rondes sur son nez.
-Nous pouvons la voir alors !
- Eh bien... Non. Elle est encore dans le coma, un coma léger dont elle devrait sortir dans quelques jours. Elle a besoin de repos. Elle a quelques contusions et une côte cassée, rien qui ne puisse s'arranger.
Théo écoutait attentivement, se retenant de secouer le médecin pour les avoir fait attendre aussi longtemps.
- Rentrez donc chez vous, passez dans deux jours. Je suis désolé.
- Deux jours ! Vous voulez rire !
Le médecin se retourna calmement vers Théo qui serrait fort ses poings.
- Vous êtes...
- Je suis son petite ami et j'ai droit à un peu plus d'explications.
-C'est pour son bien. Je ne peux pas faire autrement. Si vous souhaitez réellement son rétablissement suivez mes conseils.
EN colère, Théo sortit prendre l'air.
Le père de Jessie se leva et aida sa femme à an faire autant.
- Merci Docteur." Il lui serra la main.
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